Ford GT40 : l’histoire du triplé au Mans en 1966

La Ford GT40 est née d’une vexation. Au début des années 60, Henry Ford II veut racheter Ferrari pour donner à sa marque une image sportive. Les négociations échouent au dernier moment, Enzo Ferrari refusant de perdre le contrôle de son programme course. La réponse de Ford sera de battre Ferrari sur son terrain favori : les 24 Heures du Mans.
Une voiture de 40 pouces
La GT40 doit son nom à sa hauteur : 40 pouces, soit environ un mètre. Développée en Angleterre à partir de 1963, elle reprend une architecture à moteur central et une carrosserie très basse, dessinée pour les longues lignes droites des Hunaudières.
Les premières saisons, en 1964 et 1965, sont décevantes : les voitures sont rapides mais abandonnent les unes après les autres. Ford confie alors le développement à Carroll Shelby et installe un V8 de 7 litres dans la version Mk II.
Le triplé de 1966
En juin 1966, Ford arrive au Mans avec une armada de GT40 Mk II. Après 24 heures de course, trois GT40 franchissent la ligne ensemble, dans une arrivée mise en scène pour la photo. La victoire revient à Bruce McLaren et Chris Amon, devant Ken Miles et Denny Hulme, pourtant en tête pendant une grande partie de la course. Une décision d’arrivée qui fait encore débat, et que le cinéma a racontée dans Le Mans 66.
Quatre victoires de suite
1966 : triplé de la GT40 Mk II.
1967 : victoire de la Mk IV de Dan Gurney et A. J. Foyt, entièrement américaine. Gurney asperge le podium de champagne, un geste qui deviendra une tradition.
1968 et 1969 : deux victoires de la même GT40 aux couleurs bleu et orange de Gulf, engagée par l’équipe de John Wyer. L’édition 1969 se termine par l’arrivée la plus serrée de l’histoire de l’épreuve, que nous célébrons avec le t-shirt Le Mans 1969.
Une icône intemporelle
Basse, large et puissante, la GT40 reste l’une des silhouettes les plus reconnaissables du sport automobile. Elle symbolise à la fois la puissance industrielle américaine et le panache de l’endurance des années 60.
Notre t-shirt Ford GT40 1966
Le t-shirt Ford GT40 1966 rend hommage à ce triplé historique. Un visuel pour les fans d’endurance, de Ford contre Ferrari et des grandes heures du Mans.
Ford contre Ferrari : un duel industriel
Au milieu des années 60, Ferrari domine les 24 Heures du Mans. La petite usine de Maranello aligne des prototypes rapides et fiables, pilotés par les meilleurs spécialistes de l’endurance. Face à elle, Ford dispose de moyens industriels considérables, mais d’aucune expérience de ce type de course. Le défi est donc autant technique qu’humain : il faut apprendre, très vite, à gagner une course de 24 heures.
Ford mobilise ses ingénieurs, ses souffleries, ses bancs d’essai moteurs, et multiplie les séances d’essais. Les voitures sont testées pendant des heures pour simuler l’usure d’une course entière. Cette approche systématique, inédite à l’époque, finit par payer en 1966.
Ken Miles, le héros oublié
Pilote et metteur au point de génie, Ken Miles joue un rôle central dans le développement de la GT40. Britannique installé en Californie, proche de Carroll Shelby, il connaît la voiture mieux que personne. En 1966, il remporte les 24 Heures de Daytona et les 12 Heures de Sebring au volant de la GT40, et semble en route vers un triplé historique avec Le Mans.
La mise en scène de l’arrivée lui coûte cette victoire. Quelques semaines plus tard, il trouve la mort lors d’essais d’un nouveau prototype Ford. Son histoire, longtemps restée dans l’ombre, a été popularisée par le film Le Mans 66.
Des versions successives
La GT40 Mk I, première version à V8 de cylindrée moyenne, sera la base des voitures victorieuses en 1968 et 1969.
La Mk II, avec son V8 de 7 litres, apporte la puissance nécessaire pour battre Ferrari en 1966.
La Mk IV, profondément revue et dotée d’un châssis plus léger, remporte l’édition 1967.
Des versions routières sont également produites en petite série, aujourd’hui très recherchées par les collectionneurs.
Gulf, des couleurs devenues légendaires
En 1968 et 1969, la GT40 victorieuse porte la livrée bleu clair et orange du pétrolier Gulf. Ces couleurs, associées ensuite à d’autres voitures mythiques de l’endurance, sont devenues parmi les plus célèbres de l’histoire du sport automobile. Elles symbolisent à elles seules l’âge d’or des prototypes.
L’héritage de la GT40
Bien après la fin de sa carrière en course, la GT40 continue d’inspirer. Ford lui a rendu hommage avec des modèles routiers modernes, et de nombreuses répliques circulent dans le monde entier. Aux 24 Heures du Mans, son nom reste associé à l’une des plus belles histoires de l’épreuve : celle d’un constructeur venu de l’autre côté de l’Atlantique pour battre les meilleurs sur leur terrain.
Une voiture conçue en Angleterre
On l’oublie souvent, mais la GT40 est en grande partie britannique. Ford s’appuie au départ sur le travail du constructeur Lola et installe sa structure de développement en Angleterre, à proximité des meilleurs spécialistes de la course automobile. Les ingénieurs y mettent au point le châssis et la carrosserie, tandis que les moteurs viennent des États-Unis.
Cette collaboration entre savoir-faire anglais et puissance américaine se retrouve, sous une autre forme, dans la Shelby Cobra. Elle illustre la façon dont les grands projets de course des années 60 mobilisaient des compétences venues de plusieurs pays.
Questions fréquentes
Pourquoi la Ford GT40 s’appelle-t-elle ainsi ?
Parce qu’elle mesure 40 pouces de haut, soit environ un mètre.
Combien de fois la GT40 a-t-elle gagné Le Mans ?
Quatre fois de suite, de 1966 à 1969.
Qui a gagné Le Mans 1966 ?
Bruce McLaren et Chris Amon, sur Ford GT40 Mk II, devant deux autres GT40.
Qui était Ken Miles ?
Un pilote et metteur au point britannique, figure clé du développement de la GT40, deuxième au Mans 1966 après une arrivée controversée.
Quelles sont les couleurs Gulf ?
Un bleu clair et un orange, portés par la GT40 victorieuse au Mans en 1968 et 1969.




Commentaires