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Jaguar Type D et XKSS : de la victoire au Mans à la route

9 oct.
4 min de lecture
T-shirt Jaguar XKSS années 50

Dans les années 50, Jaguar est la marque à battre aux 24 Heures du Mans. Ses voitures de course, la Type C puis la Type D, accumulent les victoires et installent la réputation sportive du constructeur de Coventry. De cette domination naîtra l’une des voitures les plus rares et les plus désirables de l’histoire : la XKSS.


La Type C ouvre la voie


Dérivée du roadster XK120, la Jaguar Type C remporte Le Mans en 1951 et en 1953. Lors de cette deuxième victoire, elle bénéficie d’une innovation décisive : les freins à disque, bien plus efficaces que les freins à tambour de ses concurrentes. Cette avance technique permet aux pilotes de freiner plus tard et plus souvent, sans perte d’efficacité au fil des heures.


La Type D, une voiture conçue par un aérodynamicien


En 1954, Jaguar présente la Type D. Sa carrosserie, dessinée par Malcolm Sayer, ingénieur venu de l’aéronautique, est un modèle d’efficacité aérodynamique. La structure fait appel à une coque centrale de type monocoque, une approche avancée pour l’époque. Sa dérive arrière, derrière l’appui-tête du pilote, améliore la stabilité à haute vitesse dans les Hunaudières.


Trois victoires au Mans


  • 1955 : victoire de la Type D d’usine, lors d’une édition marquée par la tragédie de l’accident survenu en début de course.

  • 1956 : victoire de l’Écurie Écosse, une équipe privée écossaise.

  • 1957 : nouveau triomphe de l’Écurie Écosse, avec un doublé des Type D.


Ces trois victoires consécutives font de la Type D l’une des voitures les plus titrées de l’histoire du Mans dans les années 50. Notre visuel Endurance Series 1957 rend hommage à cette saison.


La naissance de la XKSS


En 1956, Jaguar se retire officiellement de la compétition et se retrouve avec des châssis de Type D invendus. Plutôt que de les laisser dormir, la marque décide de les transformer en voitures de route. Elle ajoute un pare-brise complet, une portière côté passager, une capote, des pare-chocs et supprime la dérive arrière. La XKSS est née : une voiture de course à peine domestiquée, capable de rouler sur route ouverte.


L’incendie de février 1957


Le 12 février 1957, un incendie ravage une partie de l’usine Jaguar de Browns Lane. Plusieurs voitures en cours de fabrication sont détruites. La production de la XKSS s’arrête après seulement seize exemplaires, ce qui en fait aujourd’hui l’une des voitures les plus rares et les plus recherchées de la marque.


Steve McQueen et sa XKSS


Parmi les propriétaires les plus célèbres de la XKSS figure Steve McQueen. L’acteur, grand passionné de course automobile, l’a conduite dans les rues de Los Angeles et l’a conservée de longues années. Sa voiture, de couleur verte, a largement contribué à la notoriété du modèle auprès du grand public.


Une seconde vie, des décennies plus tard


En 2016, Jaguar annonce la construction de neuf XKSS supplémentaires, réalisées selon les plans d’origine pour compléter la série interrompue par l’incendie de 1957. Ces voitures, construites à la main, sont vendues à des collectionneurs. Une façon de boucler une histoire restée inachevée pendant près de soixante ans.


L’héritage de la Type D et de la XKSS


La Type D et la XKSS ont durablement marqué le design automobile. Leurs lignes, à la fois fluides et musclées, ont inspiré la Type E présentée en 1961, l’une des plus belles voitures jamais construites selon de nombreux designers. Elles restent des références pour tous les amateurs de voitures de sport des années 50.


Notre t-shirt Jaguar XKSS


Le t-shirt Jaguar XKSS années 50 célèbre cette voiture de légende. Il existe aussi en sweat à capuche, parfait pour les rassemblements de voitures anciennes.


La Type D chez les privés


Après le retrait officiel de Jaguar, la Type D continue de briller grâce aux équipes privées. L’Écurie Écosse, petite structure basée à Édimbourg, en tire le meilleur et remporte Le Mans à deux reprises. D’autres pilotes privés l’engagent dans des courses de voitures de sport à travers le monde, des circuits britanniques aux courses américaines.


Cette capacité à gagner entre les mains d’équipes indépendantes témoigne de la qualité de la conception de la voiture et de sa fiabilité.


Le moteur XK, un six-cylindres légendaire


Sous le capot de la Type D et de la XKSS se trouve le six-cylindres en ligne XK, conçu par Jaguar à la fin des années 40. Ce moteur à double arbre à cames en tête, puissant et robuste, a équipé les voitures de la marque pendant plusieurs décennies, des sportives aux berlines de luxe. En version course, il reçoit une lubrification adaptée et des carburateurs plus gros pour délivrer davantage de puissance.


La XKSS sur la route


Conduire une XKSS sur route ouverte était une expérience à part. Le bruit du moteur, la position de conduite basse, la chaleur dans l’habitacle et la puissance disponible rappelaient en permanence ses origines de voiture de course. Peu de voitures de route offraient alors de telles sensations, ce qui explique la fascination qu’elle exerce encore.


Le vert anglais


Les Type D d’usine courent dans la couleur nationale britannique, le fameux vert anglais, tandis que celles de l’Écurie Écosse adoptent un bleu foncé caractéristique. Ces deux livrées sont restées associées aux grandes victoires de Jaguar au Mans et reviennent régulièrement dans les créations inspirées de cette époque. Elles symbolisent l’âge d’or de l’endurance britannique, quand les petites équipes pouvaient encore battre les grands constructeurs.


La Type D dans la culture automobile


Avec sa dérive arrière et ses formes fluides, la Type D est devenue l’une des silhouettes les plus reconnaissables de l’histoire de la course. Elle apparaît régulièrement dans les livres, les expositions et les courses historiques, où elle reste très compétitive dans sa catégorie. Pour beaucoup d’amateurs, elle incarne à elle seule l’élégance des voitures de course des années 50, à une époque où performance et beauté allaient de pair.



Questions fréquentes


Trois fois consécutives, en 1955, 1956 et 1957.

Seize exemplaires, la production ayant été interrompue par l’incendie de l’usine de Browns Lane.

Malcolm Sayer, un ingénieur aérodynamicien venu de l’aéronautique.

L’acteur Steve McQueen, grand passionné de course automobile.


 
 
 

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