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Le Groupe C : l’âge d’or des prototypes d’endurance

9 oct.
4 min de lecture
T-shirt Groupe C 1987

Pour beaucoup de passionnés, le Groupe C représente l’âge d’or des prototypes d’endurance. Entre 1982 et le début des années 90, des voitures basses, larges et ultra-rapides se sont affrontées au Mans et dans le championnat du monde des voitures de sport.


Une réglementation fondée sur la consommation


Le principe du Groupe C est original : plutôt que de limiter strictement la puissance, le règlement limite la quantité de carburant disponible pendant la course. Chaque constructeur choisit sa solution : turbo, gros moteur atmosphérique, moteur rotatif. Le résultat est une diversité technique rarement vue depuis.


L’ère Porsche : 956 et 962


Porsche ouvre l’ère avec la 956 en 1982, puis la 962 à partir de 1984. Vendue à de nombreuses équipes privées, la 962 remplit les grilles du monde entier. Porsche remporte Le Mans sans interruption de 1982 à 1987. Nous rendons hommage à cette voiture avec le t-shirt Heritages 962.


Jaguar, Mercedes, Mazda, Peugeot


  • Jaguar remporte le championnat du monde en 1987 avec la XJR-8, puis Le Mans en 1988 avec la XJR-9 et son V12.

  • Sauber-Mercedes gagne Le Mans en 1989 avec ses « Flèches d’argent » C9.

  • Mazda crée la surprise en 1991 avec la 787B et son moteur rotatif, première victoire d’un constructeur japonais au Mans.

  • Peugeot domine la fin de l’ère avec la 905, victorieuse au Mans en 1992 et 1993.


Plus de 400 km/h dans les Hunaudières


En 1988, une WM-Peugeot est chronométrée à plus de 400 km/h dans la ligne droite des Hunaudières. Pour des raisons de sécurité, deux chicanes y sont installées à partir de 1990. Cet épisode résume l’époque : des voitures toujours plus rapides, jusqu’aux limites de ce que les circuits pouvaient accepter.


Groupe C 1987, notre hommage


Le t-shirt Groupe C 1987 célèbre la saison où Porsche gagne Le Mans et Jaguar le championnat. Pour les fans d’endurance, voir aussi le t-shirt Le Mans 1969 et le t-shirt Sarthe 1950.


L’effet de sol, la révolution aérodynamique


Les prototypes du Groupe C exploitent pleinement l’effet de sol. Leur fond plat est sculpté de tunnels qui accélèrent l’air sous la voiture et créent une dépression : la voiture est littéralement aspirée vers la piste. Cette technique, venue de la Formule 1, permet de passer les courbes rapides à des vitesses impressionnantes, sans pénaliser la vitesse de pointe.


C’est aussi ce qui donne à ces voitures leur silhouette si particulière : très basses, très larges, avec des carrosseries enveloppantes et de grands ailerons arrière intégrés.


Les équipes privées, cœur du plateau


L’une des richesses du Groupe C tient à la présence de nombreuses équipes privées. Grâce aux Porsche 956 et 962 vendues à des clients, des écuries indépendantes peuvent rivaliser avec les usines et parfois les battre. Des équipes comme Joest, Kremer ou Brun ont ainsi remporté des courses majeures, y compris Le Mans. Les grilles de départ dépassaient régulièrement les quarante voitures.


Le Groupe C au Japon et aux États-Unis


Le Groupe C ne se limite pas à l’Europe. Au Japon, un championnat national fait courir des prototypes de Toyota, Nissan et Mazda aux côtés des Porsche privées. Aux États-Unis, le championnat IMSA adopte une réglementation proche, appelée GTP, où les mêmes constructeurs s’affrontent. Ce rayonnement international explique la grande diversité des voitures de l’époque.


La fin d’une ère


Au début des années 90, le règlement évolue vers des moteurs atmosphériques de 3,5 litres, proches de ceux de la Formule 1. Les coûts explosent, les équipes privées ne peuvent plus suivre et les plateaux se réduisent. Le championnat du monde des voitures de sport disparaît après la saison 1992. Le Groupe C laisse alors la place à d’autres catégories, mais son souvenir reste intact chez les passionnés.


Le Groupe C aujourd’hui


Les prototypes du Groupe C connaissent une seconde vie dans les courses historiques. Des séries dédiées font de nouveau rouler ces voitures sur les grands circuits européens, et Le Mans Classic leur consacre un plateau. Pour les spectateurs qui les ont connues dans les années 80, c’est l’occasion de retrouver le son des moteurs turbo et des V12, et pour les plus jeunes de découvrir des machines hors du commun.


Dans un autre registre, le t-shirt Rallye Monte-Carlo 1986 rend hommage aux Groupe B, l’autre catégorie extrême des années 80.


Les livrées mythiques du Groupe C


Le Groupe C a aussi marqué les esprits par ses livrées. Les couleurs des sponsors, souvent des marques de tabac, de pétrole ou de boissons, recouvraient entièrement les carrosseries et donnaient à chaque voiture une identité forte. Certaines de ces décorations sont devenues aussi célèbres que les voitures elles-mêmes et sont encore reproduites aujourd’hui sur des miniatures, des affiches et des vêtements.


Pour les spectateurs, reconnaître une voiture à sa livrée dans la nuit du Mans, à la seule lumière des phares, faisait partie du plaisir de la course.


Des pilotes de légende


Les prototypes du Groupe C ont été pilotés par certains des plus grands spécialistes de l’endurance, comme Jacky Ickx, Derek Bell ou Hans-Joachim Stuck, mais aussi par de nombreux pilotes de Formule 1 venus chercher de nouveaux défis. Cette diversité de profils a contribué au prestige de la catégorie.


Pour beaucoup d’amateurs, aucune catégorie n’a depuis égalé ce mélange de diversité technique, de vitesse pure et de grilles fournies. Le Groupe C reste la référence à laquelle on compare toutes les générations de prototypes qui ont suivi, jusqu’aux Hypercars d’aujourd’hui.



Questions fréquentes


Une catégorie de prototypes d’endurance créée en 1982, dont la réglementation limitait la consommation de carburant.

La Porsche 956 et son évolution, la 962, qui ont dominé Le Mans de 1982 à 1987.

Pour réduire les vitesses de pointe, qui dépassaient 400 km/h à la fin des années 80.

Une technique aérodynamique qui utilise le fond de la voiture pour créer une dépression et la plaquer au sol.

Oui, dans des séries historiques et lors de Le Mans Classic.


 
 
 

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