top of page

Circuit de Charade : l’histoire du circuit des volcans et de la F1

9 oct.
4 min de lecture
T-shirt Charade 1970 – Pilotage absolu

Au-dessus de Clermont-Ferrand, la route serpente entre les puys d’Auvergne. C’est là qu’a été tracé, à la fin des années 50, l’un des circuits les plus spectaculaires de l’histoire du sport automobile : Charade, surnommé le circuit des volcans.


Un tracé de pilotes


Le circuit d’origine mesurait environ 8 kilomètres. Il empruntait des routes de montagne enchaînant virages, montées, descentes et courbes rapides, sans véritable ligne droite. Les pilotes le comparaient volontiers au Nürburgring pour son exigence physique et technique.


Sur un tel tracé, la puissance comptait moins que le pilotage. Il fallait mémoriser chaque virage, gérer la fatigue et accepter de rouler au ras des talus et des murets.


Quatre Grands Prix de France


La Formule 1 y dispute le Grand Prix de France à quatre reprises :


  • 1965 : victoire de Jim Clark sur Lotus.

  • 1969 : victoire de Jackie Stewart sur Matra, l’année de son premier titre mondial.

  • 1970 : victoire de Jochen Rindt sur Lotus, futur champion du monde à titre posthume.

  • 1972 : nouvelle victoire de Jackie Stewart, désormais sur Tyrrell.


L’édition 1972 rappelle aussi la dangerosité du lieu : des pierres projetées sur les bas-côtés volcaniques blessent plusieurs pilotes, dont Helmut Marko, qui perd un œil. La Formule 1 ne reviendra plus à Charade.


La moto et la suite de l’histoire


Charade accueille aussi le Grand Prix de France moto à plusieurs reprises. Dans les années 80, le tracé historique est raccourci. Le circuit actuel, d’un peu moins de 4 kilomètres, reprend une partie de l’ancien parcours et reste très apprécié des pilotes amateurs et des manifestations historiques.


Charade 1970 – Pilotage absolu


Notre visuel Charade 1970 – Pilotage absolu s’inspire des archives et des affiches de course des années 70. Il célèbre un circuit où le talent du pilote faisait toute la différence. Il existe aussi en sweat à capuche, bien utile sous le climat auvergnat.


Le circuit vu depuis le cockpit


Pour comprendre la réputation de Charade, il faut se mettre à la place d’un pilote de l’époque. Dès le départ, la route grimpe et tourne sans cesse. Les virages s’enchaînent à l’aveugle, souvent en dévers, avec des changements d’adhérence d’un endroit à l’autre. Il n’y a presque aucun moment de répit, et la moindre approximation coûte du temps ou se termine dans un talus.


Les voitures de la fin des années 60 et du début des années 70 commencent à utiliser des ailerons et des pneus de plus en plus larges. Sur un tracé aussi tourmenté, leur réglage est un casse-tête pour les ingénieurs. Certains pilotes se plaignaient même du mal des transports, tant les enchaînements étaient rapides et sinueux.


Pourquoi la Formule 1 n’est jamais revenue


Après 1972, la Formule 1 quitte définitivement Charade. Plusieurs raisons expliquent ce départ. La sécurité d’abord : un circuit tracé à flanc de montagne, bordé de roches et de talus, offrait peu de possibilités d’aménagement. Les projections de pierres volcaniques, qui avaient blessé plusieurs pilotes en 1972, avaient marqué les esprits.


Ensuite, la Formule 1 évolue vers des circuits permanents plus larges, mieux équipés, capables d’accueillir de grandes foules et les infrastructures nécessaires. Le Grand Prix de France s’installe alors au Castellet, sur le circuit Paul-Ricard, puis à Dijon-Prenois, avant de rejoindre Magny-Cours.


Les grands noms qui ont roulé à Charade


La liste des vainqueurs de Grand Prix à Charade est impressionnante : Jim Clark, Jackie Stewart et Jochen Rindt, trois champions du monde parmi les plus grands de l’histoire. Au-delà de la F1, le circuit a vu passer de nombreuses catégories, des voitures de sport aux monoplaces de formule de promotion, ainsi que les meilleurs pilotes moto de leur époque.


Cette densité de talents sur un circuit finalement peu utilisé en F1 renforce encore sa légende. Pour beaucoup d’amateurs, Charade fait partie de ces lieux où le pilotage atteignait une forme de pureté.


Charade aujourd’hui


Le circuit actuel, plus court, reprend une partie du tracé historique. Il accueille des journées de roulage, des stages de pilotage, des compétitions et des manifestations consacrées aux voitures et motos anciennes. Le décor, lui, n’a pas changé : on roule toujours au cœur des volcans d’Auvergne.


Découvrir l’Auvergne en passionné


Un séjour à Charade se combine facilement avec la découverte de la région. La chaîne des Puys, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, offre des randonnées spectaculaires. À Clermont-Ferrand, ville historique du pneumatique, le musée L’Aventure Michelin retrace plus d’un siècle d’innovation, dont une large part liée à la compétition automobile. De quoi passer un week-end complet entre volcans et mécanique.


Une ambiance unique pour les spectateurs


À Charade, le public profitait d’un spectacle rare. Les talus et les pentes naturelles formaient des tribunes improvisées, d’où l’on voyait les voitures monter, descendre et enchaîner les virages au milieu d’un paysage volcanique. Les spectateurs venaient de toute l’Auvergne et du Massif central, souvent la veille, pour trouver la meilleure place le long du tracé.


Cette proximité avec la piste, aujourd’hui impensable, donnait aux Grands Prix de Charade une atmosphère très particulière, à mi-chemin entre la fête populaire et l’épreuve de haut niveau. Les photos de l’époque montrent des monoplaces frôlant les bas-côtés, à quelques mètres des spectateurs. C’est cette intensité que nous avons voulu restituer dans notre visuel.


Pour les passionnés de Formule 1 d’époque, Charade reste un nom à part : celui d’un circuit où les plus grands champions ont dû donner le meilleur d’eux-mêmes, dans un décor que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.



Questions fréquentes


Sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, au milieu de la chaîne des Puys.

Quatre Grands Prix de France : 1965, 1969, 1970 et 1972.

Oui, le circuit actuel, plus court, accueille des journées de roulage et des événements.

Il accueille régulièrement des événements et des journées de roulage. Les dates sont communiquées par le circuit.

Principalement au Castellet (circuit Paul-Ricard), à Dijon-Prenois puis à Magny-Cours.


 
 
 

Commentaires


bottom of page